L’EA HANDICAP et SYSTEME NERVEUX (EA 4136) , rebaptisée HANDICAP ACTIVITÉ COGNITION SANTÉ, a été créée en 2007, réunissant des enseignants- chercheurs en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR) dont le point commun est la recherche clinique translationnelle sur le handicap liée aux affections du système nerveux, aussi bien constitutionnelles qu’acquises à la suite des grandes maladies chroniques invalidantes. Dans le contrat 2011-2015, l’équipe s’est élargie dans une dynamique interdisciplinaire en intégrant des enseignants-chercheurs issus de la psychologie (Sciences Cognitives, EA487) et des sciences et techniques de l’activité physique et sportives, qui apportaient une synergie et une complémentarité dans la recherche et qui ont renforcé notre investissement dans la formation par et à la recherche (Master sciences cognitives, Ecole Doctorale S2P Bordeaux). Nos recherches ont ainsi concerné un vaste champ de pathologies: autisme, accidents vasculaires cérébraux, maladies génétiques, inflammatoires et infectieuses, traumatismes, maladies dégénératives et vieillissement. Notre investissement recouvre dans le domaine de la « réhabilitation » : – la recherche biomédicale et technologique (restauration de fonction et compensation), – la recherche appliquée intégrative (restauration d’autonomie et participation sociale). La répartition des recherches reflète aussi l’intrication étroite des champs de la « réadaptation » et de la « compensation », qui font appel tous deux à la physiologie et à la physiopathologie, d’une part, ainsi qu’à la métrologie et à l’analyse des fonctions, d’autre part. Les principaux moyens d’intervention étudiés sont les approches non médicamenteuses ou supportées par des technologies innovantes et interactives intégrées dans les programmes de retour à l’autonomie ou de préservation des habiletés fonctionnelles. Elle s’intéresse aux sujets porteurs de handicaps ou de maladies chroniques de l’hôpital aux lieux de vie dans une approche inclusive. L’impact des interventions intègre ainsi le bénéfice effectif dans la participation, visant à l’implication optimale dans la vie réelle, en prenant en compte les obstacles et les ajustements de l’environnement. Cette approche restauratrice s’applique aux fonctions motrices axiales et de transfert, de communication et d’adaptation cognitive et comportementale, végétatives et sphinctériennes. Ce groupe s’appuie pour une large part sur des moyens mutualisés et des plateformes communes universitaires, et sur des protocoles de recherche biomédicale conduits dans le contexte hospitalo-universitaire. Nos projets de recherche utilisent des outils d’investigation communs et bénéficier des méthodologies spécifiques à l’évaluation des interventions non pharmacologiques et des technologies innovantes de restauration de l’autonomie. Ces approches interdisciplinaires forment ainsi une ossature commune à partir de laquelle se développent les synergies transversales visant les limitations d’activité et restrictions de participation.